MATATOA
LE GROUPE DE MUSIQUE & DE DANSE DE RAPA NUI
Matato’a (« le regard du guerrier») est le groupe de
musique et de danses le plus connu de Rapa Nui (l’île de Pâques), cette petite
île perdue dans l’immensité de l’océan Pacifique, révélée par ses statues de
pierres : les Moais.
Ce groupe familial se compose de musiciens et de danseurs autodidactes, qui se
sont réunis en 1996 autour du leader Kevamatato’a Atan.
Son but principal est de valoriser et transmettre la culture ancestrale de
Rapa Nui, tout en innovant grâce au métissage des styles musicaux. Il a pour
originalité de combiner la culture musicale traditionnelle polynésienne (chansons,
légendes) et moderne (rythme, instruments).
L’originalité du groupe est d’avoir réussi de façon unique la fusion des
instruments modernes (guitares, claviers, batterie) aux instruments
traditionnels (mâchoire de cheval, bombo, pierres), ce qui leur crée un large
répertoire de chansons aux rythmes et thèmes musicaux variés (Rapa Nui,
Polynésienne, Reggae, Latino, etc.).
Arborant fièrement des vêtements de plumes et de fibres naturelles, Matato’a
propose un spectacle inoubliable mélangeant leur musique originale aux “Hoko”
: expression par les danses et les chants du « mana » -énergie, charisme des
Matato’a (les guerriers) lorsqu’ils se préparent à la guerre, aux “Takona” (peinture
corporelle) et aux ”Riu” (légendes).
Leur premier succès fut la chanson “E nua e koro” (1997) choisie pour la série
télévisée “Iorana” (production de la télévision chilienne TVN), qui fut
diffusée de nombreuses fois dans toute l’Amérique latine.
En 1997, ils ont eu l’idée de graver ainsi leur premier CD “TAMAI”
(« Non à la guerre »), en référence aux nombreuses guerres ancestrales de
l’île. Cet album rassemble des chansons traditionnelles adaptées et des
compositions originales.
En octobre 1999, ils leur second album “HERE
MAOHI” (« Union des peules du Pacifique »)). Cet album eu un
énorme succès dans tout le Pacifique.
En Septembre 2000, ils gravent leur troisième CD “TE PITO O TE HENUA”
(« Le nombril du monde ») en référence au nom ancien de leur île.
Ensuite, le VIII Festival des Arts du Pacifique (Nouméa), les révéla auprès de
toute l’Océanie. Le Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique Sud (C.P.S.)
leur a d’ailleurs dédié un magnifique documentaire, car ils y ont enflammé un
public de tout âge et de toute culture.
En Juin 2001, ils enregistrent leur troisième clip vidéo “Tama’i”
(produit par Mangrove) et sont les
invités vedette de la « Fête de la Musique » à Tahiti.
Le public et la presse sont unanimes “Matato’a met le feu à la scène!»
Aidé par le tourisme croissant de Rapa Nui et leur participation à de nombreux
festivals, concerts et programmes télévisés internationaux (Papeete, Nouméa,
Bornéo, Taiwan,…), Matato’a commença enfin à se faire connaître dans le monde.
En 2003, ils sortent leur quatrième CD : une compilation «
MA’OHI », (« Fusion
Natura » sous le label EMI au Chili), accompagné de leur troisième clip-vidéos.
La presse disait d’eux qu’ils étaient la découverte de l’année.
Leur désir est de faire connaître leur musique et leur culture ailleurs dans
le monde. Rêve qui devient réalité puisqu’ils entament en 2003 leur première
tournée mondiale : Taiwan, Mexique, Europe et Nouvelle-Zélande.
Après leur tournée européenne, ils ont enregistré leur cinquième album «
TATOO
», dédié à toutes les cultures du monde qui pratiquent encore le tatouage.
Style toujours incomparable, visant toujours le métissage musical tout en
gardant leurs racines bien polynésiennes. Cet album est un régal et a déjà
remporté un énorme succès dès sa sortie.
Ainsi, à travers les traditions, Matato’a a réussi à unifier la culture
ancestrale de Rapa Nui avec les tendances actuelles d’une jeunesse insulaire
moderne. Ainsi, les traditions restent vivantes, car elles sont écoutées par
la nouvelle génération et, par les traductions des chansons (sur les CD),
connues de tous dans le monde.
Ces “guerriers pacifiques” sont devenus les ambassadeurs de Rapa Nui et leur
île ne sera bientôt plus célèbre uniquement que par ses Moais... !